Conclusion

Notre façon de percevoir le son est définie par une grande quantité de paramètres, allant des propriétés physiques du son jusqu’à la façon dont il est analysé par le cerveau, en passant par l’anatomie de notre oreille.

 

Ce travail nous a permis fort logiquement, dans un premier temps et d'un point de vue théorique, de connaître les propriétés physiques du son, de comprendre le fonctionnement de notre oreille, et d’entrevoir comment notre cerveau interprète ce que nous percevons.

 

L'examen de quelques illusions sonores (et musicales) nous a permis d'illustrer les concepts étudiés.

 

Les quelques illusions sonores que nous avons évoquées au cours de ce travail fonctionnent presque toutes sur des principes différents : effet Doppler, mise en jeu de la mémoire auditive, principe de localisation de la provenance du son, utilisation des propriétés du champ auditif (référence préférentielle aux sons aigus, influence de l’amplitude…), latéralisation (aigus et graves perçus dans l’oreille droite ou gauche)…

 

Des expériences mettant en jeu certaines de ces illusions ont permis de vérifier leur fonctionnement sur un ensemble représentatif de personnes, et de vérifier que leur perception peut être radicalement différente d'une personne à l'autre.

 

Il existe naturellement bien d’autres procédés qui peuvent être mis en jeu lors d’illusions sonores, et que nous n’avons pas évoqué : la mise en relation de deux sens, la vue et l’audition (effet McGurk), ou encore l’impact de la répétition sur la mémoire auditive (mots chantés de Diana Deutsch), par exemple.

 

Soulignons que les travaux sur les illusions sonores étant relativement récents, certains phénomènes liant la perception et l'interprétation des sons par le cerveau sont encore méconnus. Nous n’avons donc pas pu répondre à toutes nos interrogations concernant certaines illusions sonores, comme dans le cas du paradoxe du triton.

 

En plus d'une acquisition de connaissances, ce travail nous a familiarisés avec la pratique en autonomie de la démarche scientifique : interrogations, documentation (recherches et étude de l'existant), hypothèses, mise au point et interprétation d'expériences.... Nous avons ensuite pu diffuser nos résultats via la réalisation de ce site internet (apprentissage de la réalisation d’un site).

 

D’une façon plus générale, ce projet nous a permis de tester nos capacités en termes de planification, d'organisation et de travail en équipe.

 

Il a permis de confirmer notre goût pour les sciences expérimentales et appliquées en général, celles pratiquées dans un cadre pluridisciplinaire en particulier : physique, sciences de la vie, médecine, éducation, psychologie, sociologie…

 

L’intérêt de ce projet était également de voir que les sciences permettent d’aborder des sujets très concrets (dans notre cas les illusions sonores et la perception des sons, de la musique) tout en apportant des éléments de réponse à une question plutôt philosophique (une illusion peut-elle exister ?).

 

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Le vaste domaine des illusions sonores est encore a explorer. Il n’attend que nous !

 

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